La porte se ferme brutalement et une averse de feuilles numérotées voltigent dans la pièce, fauchent l’air puis perdent en intensité pour s’abattre sur la moquette, comme ces fruits d’érable en forme d’hélice qui jonchent le sol en automne. Le froissement du papier évoque une déchirure plus profonde encore simuler par ses bras ballants et sa bouche entrouverte - Face de cul terreux - seule dans la continuité de ce silence oppressant, sentiment d’abandon et de perte d’orientation, de folie passagère et meurtrière. On fais souvent allusion aux sentiments qui nous pousse à écrire, mais ce que l’on omet de préciser est que le désir le plus pure sous forme d’écriture n’est autre que cette terrible soif de reconnaissance. Reconnaitre que l’on a du talent.
Le coeur connait tous les secrets.
November 22, 2011
12:09 am
Zero project
